La rentrée des orgues 2017 - Concerts

Dimanche 24 Septembre 2017 - 16 heures

BACH ONLY - B. Sottiez / J.- F. Pichon (Flute et Orgue)

Jean- Sébastien Bach (Johann Sebastian Bach) est un compositeur et organiste allemand, né en 1685 et mort en 1750. Son oeuvre fait partie des monuments de la musique classique et bénéficie d'une reconnaissance universelle dans l'histoire de la musique.

La musique de Jean Sébastien Bach est le témoignage d'une synthèse fondamentale dans l'époque baroque : de la tradition germanique et des influences italiennes et françaises, ainsi que de l'ensemble des procédés musicaux de la composition polyphonique, avec une place prépondérante réservée à la mélodie. Le maître s'illustre dans tous les genres (excepté l'opéra), portant la musique tonale à sa pleine expression et préparant de la même manière sa transgression future.

« S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu » écrit l'écrivain et le philosophe Emil Cioran .

En effet, la foi de Bach est le prisme indispensable à la compréhension de son œuvre. Bach est un fervent luthérien, il écrit sa musique à la gloire de Dieu, et il est donc de son devoir de cultiver son talent.

Issu d'une famille composée d'une véritable dynastie de musiciens (environ 80 musiciens dans la famille) et né la même année que Haendel et D. Scarlatti, Jean- Sébastien Bach se retrouve vite orphelin, il est élevé par son frère, musicien organiste. Il reçoit à l'orgue, au violon et au chant une solide formation musicale mais c'est en étudiant les écrits de ses contemporains qu'il assimile véritablement l'art de la composition. Au fil de ses différents engagements à la cour ou en l'église, Bach construit un opus constitué notamment des œuvres de circonstance : aux formes léguées par ses prédécesseurs il donne une nouvelle dimension tant sur le plan expressif que structural, en se renouvelant sans cesse.

De son temps, la reconnaissance de Jean- Sébastien Bach dépasse à peine les frontières de l'Allemagne où l'on apprécie davantage ses qualités d'organiste que ses compositions. Néanmoins, il forma de nombreux musiciens qui perpétuèrent son enseignement. L'héritage musical du compositeur sera maintenu pendant une génération par ses fils Wilhelm Friedmann, Carl Philipp Emanuel, Johann- Christoph Friedrich et Johann- Christian, puis disparaîtra avec eux avant d'être remis au goût du jour par les romantiques.

Pour ce concert d'ouverture de la RDO2017, Bernadette Sottiez et Jean- François Pichon vous proposent un choix de sonates pour flute ou pour clavier(s) seul(s) du cantor de Leipzig.

Dimanche 01 octobre 2017 - 16 heures

VENISE BAROQUE - B. Aguirre Zubiri / J.- F. Pichon (Ténor et orgue)

À Venise la musique est brillante, omniprésente. Venise est pleine de sons, Venise est une chanson, un refrain musical continu, rythmé par le chant des cloches, répercuté de maison à rio par le chant des gondoliers accompagné du rire des enfants.

Les notes des “enfants” de Venise, les maîtres, les musiciens de Venise, les Vivaldi, Monteverdi et autres grands musiciens et librettistes que Venise nous a offerts, résonnent encore dans tout Venise, dans les Scuole comme dans nos âmes.

Tous les Vénitiens aiment la musique, aiment l'écouter, aiment la chanter. Cela se sent partout, on aime la vie, on aime le beau, on aime la fête, et la musique, si elle peut avoir la gravité de celle d'un Monteverdi, c'est aussi une fête lorsque l'on écoute un concerto de Vivaldi.

Toute l'histoire de Venise est liée à cet amour de l'art et en particulier de la musique. Pénétrez avec Benjamin Aguirre (ténor) et Jean- François Pichon (accompagnement à l'orgue) dans ce monde de chants et de sons, découvrez la vie, l'oeuvre de ceux qui ont fait de Venise l'une des capitales de la musique européenne, sinon “la” capitale jusqu'au XVIIIeme siècle.

Dimanche 8 octobre 2017- 16 heures

Improvisation's Battle - E. Touitou / N. Pichon (orgue)

Le dernier concert de la saison sera donné par deux talents de la jeune génération d'organistes. Tous deux sont non seulement de brillants interprètes mais également de fabuleux improvisateurs, dans une particularité liée à l'orgue et dans une tradition toute française. Aussi, il est apparu intéressant de consacrer un concert entier à l'art de l'improvisation « dans tous ses états ». Par définition, le programme lui-même sera donc « improvisé ».

Le public sera complice de ces improvisations et aura la lourde charge de départager les deux compétiteurs. En effet, seuls (ou à deux)
les organistes improviseront, sur des formes et styles imposés (sonate, choral etc, etc..), sur la base de textes littéraires, de mélodies de leur choix ou imposées ou même des musiques de film par exemple. Toutes les propositions seront bonnes et le concert, sous forme de joute, deviendra très animé. Les deux organistes se connaissent bien et pourront établir une complicité autour d'un art qu'ils apprécient.

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